Portraits

Lundi 27 octobre 2008

C’est un destin qui prend racine aux pieds des oliviers, les mains cueillant les fruits du soleil, mais les yeux tournés vers le ciel, subjugués par le ballet aérien des rapaces.

Lorsque Gérard Millischer découvrit un grand-duc tué par des plombs, ce fut l’appel d’une nature en danger qui le fit vibrer.

Ce fut alors un engrenage qui le mena jusque dans le Mercantour. Il allait être appelé à côtoyer deux espèces animales, symboles d’une nature fragile, emblèmes de nos montagnes : le gypaète barbu et le loup. Gérard fit sa première mission pour le Parc national du Mercantour en 1993, où il participa au suivi des gypaètes barbus nouvellement relâchés.

Alors que cet oiseau fut réintroduit, le loup lui, n’a pas attendu l’aide des hommes pour revenir. C’est à cette époque qu’on entendit les premiers bruits de son retour en France mais on ne savait alors rien de ce prédateur qui revenait sur ses terres, perdues 50 ans plus tôt. Gérard fut celui qui passa les premiers hivers, jusqu’à six mois, isolé dans un vallon enneigé et déserté des hommes, pour suivre les traces des loups. Afin d’améliorer ses connaissances sur cet animal, il partit quatre mois au Québec pour aider une équipe de chercheurs au suivi du prédateur (Télémétrie, wolf howling, piégeage…).

 

Le retour du prédateur en France fut accompagné d’attaques sur les troupeaux de moutons et de la grogne des éleveurs. Après quelques années durant lesquelles les gardes-moniteurs réalisaient les constats, il fallut trouver quelqu’un pour les assister et progressivement prendre en charge cette mission. Ce fut Gérard qui remplit cette tâche dès 1999, renforcé ensuite par un deuxième agent « constateur ».

 

Ainsi, après plusieurs années de missions contractuelles, Gérard Millischer est actuellement agent de l’environnement, fonctionnaire titulaire au Parc national du Mercantour, avec des attributions particulières. Il est chargé, entre autres, de la réalisation des constats de dommage en cas d'attaque sur troupeaux domestiques (sur toutes les communes du Parc, sauf Vallées de l’Ubaye et du Haut Verdon). C’est une partie de son travail, extrêmement éprouvante moralement et physiquement, très contraignante et imprévisible. L’autre partie consiste à recueillir des indices de présence du loup et à travailler sur ce suivi, ou à participer à d’autres missions plus ou moins ponctuelles comme des opérations de vision nocturne sur le prédateur, le piégeage à des fins scientifiques, ou certaines actions pédagogiques.

 

Si vous allez vous promener sur les sentiers du Mercantour, à défaut d’apercevoir un gypaète ou bien un loup, peut-être croiserez-vous la route de « Gégé »…

 

 

 

Article écrit avec l’accord du Parc national du Mercantour.

Tous mes remerciements à Gérard Millischer.

Par Aude
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Lundi 21 janvier 2008
Ils avaient à peine 20 ans lorsqu’ils ont tout quitté, maison, famille, amis, amours, pour réaliser leur rêve ultime : travailler auprès des loups. C’est par la force de leur conviction qu’ils sont devenus soigneurs de loups. 

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Cindy est passionnée de judo, de moto et de loups. Après avoir combattu en compétition de haut niveau, elle a pris sa moto puis a grimpé dans la montagne.
 

(Cindy Richoux, lisant une puce électronique sur un loup endormi du parc Alpha) 







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Teddy avait deux rêves : rentrer dans la marine et travailler avec les loups. Les deux n’étant pas conciliables, il les a réalisés l’un après l’autre. Après avoir été marin, il a quitté la mer pour la montagne.
 

(Teddy Leplumey, tenant un louveteau du parc Alpha, en vue de le vacciner)
 
Loin de l’image idyllique que l’on peut s’en faire, soigneur est un métier difficile et parfois ingrat. Il consiste à donner à manger aux animaux et à nettoyer leurs enclos. Il faut souvent porter de lourdes charges et se salir les mains. Lorsqu’il y a des traitements à donner, ce sont eux qui se chargent de traiter les animaux en mettant les médicaments dans la nourriture, ou bien en tirant une fléchette au fusil hypodermique. Ils assistent aussi le vétérinaire lorsqu’il y a des soins à faire. 

Mais avant tout il faut aimer les animaux dont on s’occupe et les observer. Car mieux que quiconque, mieux que le vétérinaire, le public ou le directeur du parc, ce sont eux, les soigneurs qui connaissent les loups. Ils connaissent leur comportement et savent déceler une attitude anormale. Ils savent qui mange le moins et quelle femelle a le ventre qui s ‘arrondit avec l’arrivée du printemps. Souvent dans l’ombre, ce sont eux qui participent au bon déroulement de nombreuses études qui se réalisent dans le parc, devant parfois recueillir des informations sous des conditions climatiques difficiles (étude de comportement, coprologies…). 

Alors que tout le monde ne voit qu’une meute de loups, eux voient des individus différents et uniques.
Ils représentent la voix des animaux dont ils s'occupent et veillent à leur bien être.
Par Aude
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Dimanche 6 janvier 2008
C’est le rêve qu’elle fait souvent, et depuis longtemps. C’est à travers l’œil de son appareil photo que Mayoke parle de sa fascination pour les loups

Mais son univers ne se restreint pas à cet animal. Proche de la culture amérindienne, Mayoke est partie au Canada pour travailler auprès des
populations autochtones. 

A chaque fois que je découvre des nouvelles photos, je suis épatée de voir à quel point son style s’adapte au sujet et toutes les ressources dont elle fait preuve.



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Par Aude
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Samedi 5 janvier 2008
Tipi.jpg La première fois que j’ai entendu parler de Mickael Brangeon, il était au Canada et vivait parmi les loups, hiver comme été, depuis plus d'un an. J’ai suivi ses aventures par le biais d'internet avec assiduité pendant plusieurs mois, me réjouissant lorsqu'il aperçu un loup pour la première fois ou bien m'amusant de ses recettes au beurre de cacahuète utiles pour résister contre le froid. undefined

Jusqu’au jour où il revint en France, en 2005. On aurait pu croire qu’il se reposerait, mais non ! Il n’a eu de cesse de parcourir la France afin de faire le récit de son aventure, dans les écoles, les festivals et partout où l’on voulait bien l’écouter. Son ambition, changer les mentalités et sensibiliser le public sur cette espèce à protéger. Pour avoir pluseiurs fois assisté à ses conférences, je peux dire qu'il n'est pas avare en énergie pour défendre la cause du loup. 
 
Il prépare actuellement son départ pour une nouvelle aventure, au même endroit mais cette fois encadrée par l’association qu’il a créée. Il souhaite observer les loups dans leur environnement naturel secondé par des méthodes scientifiques, sans toutefois faire intrusion dans la vie de la meute.
 
Je vous invite à visiter le site de l’association Peuple Loup, vous pouvez aussi l'aider pour le financement de son projet ici

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Par Aude
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Vendredi 4 janvier 2008
Hottah est réservée et discrète, mais elle possède un monde intérieur riche qu’elle retranscrit avec un incroyable talent dans ses dessins. J’ai pu voir l’évolution de ses tracés en à peine quelques mois et je pense vraiment qu’elle mérite qu’on jette un œil à son art.

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Par Aude
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